lundi 28 février 2011

OSCARS 2011 : Palmarès


James Franco et Anne Hathaway ont assuré le minimum syndical. On s'attendait à ce que ce duo jeune, drôle et charmant s'en donne à coeur joie mais sûrement stressés par l'ampleur de l'évènement, les deux acteurs n'ont pas su égaler Hugh Jackman. Meilleur présentateur de la cérémonie à ce jour (il avait présenté les Oscars en 2009).
Concernant les gagnants: aucune surprise mais une grosse déception:

Meilleur film
127 heures
Black Swan
Fighter
Inception
Tout va bien, The Kids Are All Right
Le Discours d'un roi
The Social Network
Toy Story 3
True Grit
Winter's Bone

Meilleur réalisateur
Darren Aronofsky (Black Swan)
Joel Coen & Ethan Coen (True Grit)
David Fincher (The Social Network)
Tom Hooper (Le Discours d'un roi)
David O. Russell (Fighter)

Meilleur acteur
Javier Bardem (Biutiful)
Jeff Bridges (True Grit)
Jesse Eisenberg (The Social Network)
Colin Firth (Le Discours d'un roi)
James Franco (127 heures)

Meilleure actrice
Annette Bening (Tout va bien, The Kids Are All Right)
Nicole Kidman (Rabbit Hole)
Jennifer Lawrence (Winter's Bone)
Natalie Portman (Black Swan)
Michelle Williams (Blue Valentine)

Meilleur acteur dans un second rôle
Christian Bale (Fighter)
John Hawkes (Winter's Bone)
Jeremy Renner (The Town)
Mark Ruffalo (Tout va bien, The Kids Are All Right)
Geoffrey Rush (Le Discours d'un roi)

Meilleure actrice dans un second rôle
Amy Adams (Fighter)
Helena Bonham Carter (Le Discours d'un roi)
Melissa Leo (Fighter)
Hailee Steinfeld (True Grit)
Jacki Weaver (Animal Kingdom)

Meilleur scénario original
Another Year (Mike Leigh)
Fighter (Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson)
Inception (Christopher Nolan)
Tout va bien, The Kids Are All Right (Lisa Cholodenko et Stuart Blumberg)
Le Discours d'un roi (David Seidler)

Meilleure adaptation
127 heures (Danny Boyle et Simon Beaufoy)
The Social Network (Aaron Sorkin)
Toy Story 3 (Michael Arndt, John Lasseter, Andrew Stanton et Lee Unkrich)
True Grit (Joel Coen et Ethan Coen)
Winter's Bone (Debra Granik et Anne Rosellini)

Meilleure musique
127 heures (A.R. Rahman)
Dragons (John Powell)
Inception (Hans Zimmer)
Le Discours d'un roi (Alexandre Desplat)
The Social Network (Trent Reznor et Atticus Ross)

Meilleure chanson
127 heures ("If I Rise" - A.R. Rahman, Rollo Armstrong et Dido)
Country Strong ("Coming Home" - Bob DiPiero, Tom Douglas, Hillary Lindsey et Troy Verges)
Raiponce ("I See the Light" - Alan Menken et Glenn Slater)
Toy Story 3 ("We Belong Together" - Randy Newman)

Meilleure photographie
Black Swan (Matthew Libatique)
Inception (Wally Pfister)
Le Discours d'un roi (Danny Cohen)
The Social Network (Jeff Cronenweth)
True Grit (Roger Deakins)

Meilleurs décors
Alice au Pays des Merveilles (Robert Stromberg et Karen O'Hara)
Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Stuart Craig et Stephenie McMillan)
Inception (Guy Hendrix Dyas, Larry Dias et Douglas A. Mowat)
Le Discours d'un roi (Eve Stewart et Judy Farr)
True Grit (Jess Gonchor et Nancy Haigh)

Meilleurs costumes
Alice au Pays des Merveilles (Colleen Atwood)
Amore (Antonella Cannarozzi)
Le Discours d'un roi (Jenny Beavan)
La Tempête (Sandy Powell)
True Grit (Mary Zophres)

Meilleur montage
127 heures (Jon Harris)
Black Swan (Andrew Weisblum)
Fighter (Pamela Martin)
Le Discours d'un roi (Tariq Anwar)
The Social Network (Kirk Baxter et Angus Wall)

Meilleur montage sonore
Inception (Richard King)
Toy Story 3 (Tom Myers et Michael Silvers)
Tron l'héritage (Gwendolyn Yates Whittle et Addison Teague)
True Grit (Skip Lievsay et Craig Berkley)
Unstoppable (Mark P. Stoeckinger)

Meilleur son
Inception (Lora Hirschberg, Gary Rizzo et Ed Novick)
Le Discours d'un roi (Paul Hamblin, Martin Jensen et John Midgley)
Salt (Jeffrey J. Haboush, William Sarokin, Scott Millan et Greg P. Russell)
The Social Network (Ren Klyce, David Parker, Michael Semanick et Mark Weingarten)
True Grit (Skip Lievsay, Craig Berkley, Greg Orloff et Peter F. Kurland)

Meilleurs maquillages
Barney's Version (Adrien Morot)
Les Chemins de la liberté (Edouard F. Henriques, Greg Funk et Yolanda Toussieng)
Wolfman (Rick Baker et Dave Elsey)

Meilleurs effets visuels
Alice au Pays des Merveilles (Ken Ralston, David Schaub, Carey Villegas et Sean Phillips)
Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Tim Burke, John Richardson, Christian Manz et Nicolas Aithadi)
Au-delà (Michael Owens, Bryan Grill, Stephan Trojansky et Joe Farrell)
Inception (Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb)

Meilleur film d'animation
Dragons
L'Illusionniste
Toy Story 3

Meilleur film documentaire
Faites le mur !
GasLand
Inside Job
Restrepo
Waste Land

Meilleur film étranger
Biutiful (Alejandro González Inárritu, Mexique)
Canine (Giorgios Skabardonis, Grèce)
In a better world (Susanne Bier, Danemark)
Incendies (Denis Villeneuve, Canada)
Hors-la-loi (Rachid Bouchareb, Algérie)

Meilleur court métrage
The Confession
The Crush
God of Love
Na Wewe
Wish 143

Meilleur court métrage d'animation
Day & Night
The Gruffalo
Let's Pollute
The Lost Thing
Madagascar, carnet de voyages

Meilleur court métrage documentaire
Killing in the Name
Poster Girl
Strangers No More
Sun Come Up
The Warriors of Qiugang

Si le choix de l'Académie concernant les acteurs ne laisse pas de place à la critique, que penser du réalisateur et du film récompensés cette année. Tom Hooper et "Le discours d'un roi" méritaient d'être cités ce soir mais quelle injustice pour David Fincher et "The Social Network". Fincher serait-il le nouveau Martin Scorsese? Toujours nominé mais jamais gagnant. Le meilleur réalisateur de notre époque devra-t-il attendre aussi longtemps pour se voir récompenser? "The Social Network" aura au moins été reconnu par la France en remportant le César du meilleur film étranger, vendredi dernier.
Au final, les Oscars se sont déroulés comme d'habitude. Parfaitement millimétrés, conventionnels, et surtout sans bonne surprise.

dimanche 27 février 2011

ESSENTIAL KILLING * (en avant-première)

Sortie : 6 avril 2011
De : Jerzy Skolimowski
Avec : Vincent Gallo, Emmanuelle Seigner…

Koh Lanta à la neige

Ça commençait pourtant si bien. Un Afghan, capturé par des soldats américains, est violemment interrogé et torturé. Il est ensuite transporté en Europe centrale. Lors de son transfert, il profite d’un accident de la route pour s’enfuir. Isolé dans une forêt enneigée, loin du désert qu’il connaît, il tente de survivre dans des conditions extrêmes et tue quiconque, se dresse sur son chemin.
Les Américains à ses trousses, l’action ne devrait plus tarder. C’était sans compter sur une bande annonce mensongère qui nous vend du rêve. Loin du survival annoncé, « Essential Killing » n’est que la fuite d’un dangereux taliban que les G.I. perdent dès la première demi-heure. Dès le début du film, on expédie une potentielle dénonciation des dérives de l’armée américaine et une confrontation entre l’anti-héros afghan et ces derniers. Puis rapidement, on sombre dans une profonde torpeur. Car concrètement il ne se passe rien.
Après avoir failli s’endormir deux fois et regardé sa montre trois, on hésite à partir mais sait-on jamais, le meilleur est peut être pour la fin. Emmanuelle Seigner, deuxième nom au générique, fait enfin son apparition… à quinze minutes de la fin. Nouvelle déception. Une rencontre plus en amont aurait su nous tenir éveillé.
Seul la performance de Vincent Gallo évite au film un zéro pointé. On ne peut qu’admirer sa dévotion et sa force de travail. Voir Gallo se nourrir d’insectes, de poisson cru encore vivant, et marcher des heures durant pieds nus dans un froid glacial, force le respect. Présent dans chaque scène, il n’a pas démérité son prix d’interprétation masculine à la dernière Mostra de Venise. Le jury s’est par contre un peu emporté en offrant au film le Prix spécial du jury. Car Gallo a beau nous impressionner à jouer les Robinson Crusoé version homme des forêts, on s’ennuie ferme.
Outre la lassitude, le personnage qu’il interprète, est désespérément seul et antipathique. Les Américains disparus, il ne croise que de rares paysans slaves. Ces derniers ne représentent pas un danger immédiat pour lui mais il préfère tout de même s’en débarrasser. Son instinct de survie frôle alors l’absurde.
Une fois qu’on a compris qu’on ne tirerait rien du fond, on tente de se raccrocher à la forme. Peine perdue. Le même sapin enneigé semble être filmé tout du long. On tourne vite en rond. Même le sang qui vient souiller la neige immaculée* nous laisse de marbre.
Jerzy Skolimowski, cinéaste polonais, avait pour pari de réaliser une chasse à l’homme dénuée de tout jugement. Si on est bien dépourvu d’opinion, on repassera pour la chasse à l’homme. C’est sympa le cinéma concept mais c’est encore plus sympa quand il s’y passe quelque chose…

*Le sang sur la neige est un thème littéraire connu. Chrétien de Troyes y consacre tout un passage dans « Perceval, le Gallois » tandis que Jean Giono s’en inspire dans « Un roi sans divertissement ».

samedi 26 février 2011

CESARS 2011 : Palmarès


Le vendredi 25 février, a eu lieu la 36e cérémonie des Césars. Présidée par Jodie Foster et animée par Antoine de Caunes, elle a couronné le film "Des hommes et des dieux" et le réalisateur Roman Polanski. Sans plus attendre, tous les lauréats:

Meilleur film
L'Arnacoeur
Des hommes et des dieux
Gainsbourg (vie héroïque)
The Ghost-Writer
Mammuth
Le Nom des gens
Tournée

Meilleur réalisateur
Mathieu Amalric (Tournée)
Olivier Assayas (Carlos)
Xavier Beauvois (Des hommes et des dieux)
Bertrand Blier (Le Bruit des glaçons)
Roman Polanski (The Ghost-Writer)

Meilleur acteur
Gérard Depardieu (Mammuth)
Romain Duris (L'Arnacoeur)
Eric Elmosnino (Gainsbourg (vie héroïque))
Jacques Gamblin (Le Nom des gens)
Lambert Wilson (Des hommes et des dieux)

Meilleure actrice
Isabelle Carré (Les Emotifs anonymes)
Catherine Deneuve (Potiche)
Sara Forestier (Le Nom des gens)
Charlotte Gainsbourg (L'Arbre)
Kristin Scott Thomas (Elle s'appelait Sarah)

Meilleur acteur dans un second rôle
Niels Arestrup (L'Homme qui voulait vivre sa vie)
François Damiens (L'Arnacoeur)
Gilles Lellouche (Les Petits mouchoirs)
Michael Lonsdale (Des hommes et des dieux)
Olivier Rabourdin (Des hommes et des dieux)

Meilleure actrice dans un second rôle
Anne Alvaro (Le Bruit des glaçons)
Valérie Bonneton (Les Petits mouchoirs)
Laetitia Casta (Gainsbourg (vie héroïque))
Julie Ferrier (L'Arnacoeur)
Karin Viard (Potiche)

Meilleur jeune espoir masculin
Arthur Dupont (Bus Palladium)
Grégoire Leprince-Ringuet (La Princesse de Montpensier)
Pio Marmai (D'amour et d'eau fraîche)
Raphaël Personnaz (La Princesse de Montpensier)
Édgar Ramírez (Carlos)

Meilleur jeune espoir féminin
Leïla Bekhti (Tout ce qui brille)
Anaïs Demoustier (D'amour et d'eau fraîche)
Audrey Lamy (Tout ce qui brille)
Léa Seydoux (Belle Epine)
Yahima Torres (Vénus noire)

Meilleur scénario original
Tournée (Mathieu Amalric, Philippe Di Folco, Marcelo Novais Teles et Raphaëlle Valbrune)
Le Bruit des glaçons (Bertrand Blier)
Des hommes et des dieux (Etienne Comar et Xavier Beauvois)
Mammuth (Benoît Delépine et Gustave Kervern)
Le Nom des gens (Baya Kasmi et Michel Leclerc)

Meilleure adaptation
L'Arbre (Julie Bertuccelli)
La Princesse de Montpensier (Jean Cosmos, François-Olivier Rousseau et Bertrand Tavernier)
The Ghost-Writer (Robert Harris et Roman Polanski)
L'Homme qui voulait vivre sa vie (Eric Lartigau et Laurent de Bartillat)
Potiche (François Ozon)

Meilleure première oeuvre
L'Arnacoeur
Gainsbourg (vie héroïque)
Simon Werner a disparu...
Tête de Turc
Tout ce qui brille

Meilleure musique écrite pour un film
L'Arbre (Grégoire Hetzel)
Bus Palladium (Yarol Poupaud)
The Ghost-Writer (Alexandre Desplat)
Liberté (Delphine Mantoulet et Tony Gatlif)
Océans (Bruno Coulais)
La Princesse de Montpensier (Philippe Sarde)

Meilleure photographie
Des hommes et des dieux (Caroline Champetier)
Gainsbourg (vie héroïque) (Guillaume Schiffman)
The Ghost-Writer (Pawel Edelman)
La Princesse de Montpensier (Bruno De Keyzer)
Tournée (Christophe Beaucarne)

Meilleurs décors
Les Aventures Extraordinaires d'Adele Blanc-sec (Hugues Tissandier)
Des hommes et des dieux (Michel Barthélémy)
Gainsbourg (vie héroïque) (Christian Marti)
The Ghost-Writer (Albrecht Konrad)
La Princesse de Montpensier (Guy-Claude François)

Meilleurs costumes
Les Aventures Extraordinaires d'Adele Blanc-sec (Olivier Beriot)
Des hommes et des dieux (Marielle Robaut)
Potiche (Pascaline Chavanne)
La Princesse de Montpensier (Caroline de Vivaise)
Tournée (Alexia Crisp-Jones)

Meilleur son
Des hommes et des dieux (Jean-Jacques Ferrand, Vincent Guillon et Eric Bonnard)
Gainsbourg (vie héroïque) (Daniel Sobrino, Jean Goudier et Cyril Holtz)
The Ghost-Writer (Jean-Marie Blondel, Thomas Desjonquières, Dean Humphreys)
Océans (Philippe Barbeau, Jerôme Wiciak, Florent Lavallee)
Tournée (Olivier Mauvezin, Séverin Favriau et Stéphane Thiebaut)

Meilleur montage
Des hommes et des dieux (Marie-Julie Maille)
Carlos (Luc Barnier)
Gainsbourg (vie héroïque) (Maryline Monthieux)
The Ghost-Writer (Hervé De Luze)
Tournée (Annette Dutertre)

Meilleur film d'animation
Arthur 3, la guerre des deux mondes
L'Homme à la Gordini
L'Illusionniste
Logorama
Une vie de chat

Meilleur film documentaire
Benda Bilili !
Cleveland contre Wall Street
Entre nos mains
Océans
Yves Saint Laurent - Pierre Bergé, l'amour fou

Meilleur court métrage
Logorama
Monsieur L'Abbé
Petit Tailleur
Un transport en commun
Une pute et un poussin

Meilleur film étranger
Les Amours imaginaires
Bright Star
Dans ses yeux
Illégal
Inception
Invictus
The Social Network

César d'honneur
Quentin Tarantino

Un cérémonie sans réelle surprise. Dommage cependant que Lambert Wilson et Raphaël Personnaz aient été oubliés.
Léa Seydoux, quant à elle, ne sera peut être pas repartie avec le César du meilleure espoir féminin mais elle remporte à coup sûr, le prix de la plus belle robe.

jeudi 17 février 2011

PAUL * (en avant-première)

Sortie: 2 mars 2011
De : Greg Mottola
Avec : Simon Pegg, Nick Frost, Seth Rogen (la voix de Paul), Jason Bateman, Kristen Wiig, John Carroll Lynch, Blythe Danner, Bill Hader, David Koechner, Jane Lynch, Sigourney Weaver…

N'est pas Spielberg qui veut!

Nick Frost, isolé en mer pour animer une radio de rock (« Good Morning England »), Simon Pegg égaré du côté du « Monde de Narnia » (pour doubler la souris Reepicheep), le duo ne s’était pas retrouvé depuis 2007.
Après le film de zombies avec « Shaun of the dead », et le film d’action avec « Hot Fuzz », les deux humoristes britanniques s’attaquent au film d’extraterrestres. Mais si « Paul » est censé venir clore une quelconque trilogie, ce qui avait bien commencé, finit plutôt mal.
Frost et Pegg, partis sillonner la route 66 entre potes, en reviennent avec un scénario. Deux geeks anglais en expédition aux Etats-Unis, visitent les sites d’extraterrestres. Au détour de la zone 51, un alien sur Terre depuis 60 ans, leur tombe littéralement dessus. Paul a besoin de leur aide. L’Etat chercherait à se débarrasser de lui, n’ayant plus rien à lui apporter.
Divertissant les jours de pluie, « Paul » ne se révèle pas très drôle pour une comédie. Sauf si une accumulation de grossièretés dans la bouche d’un alien sans gêne vous fait rire. L’ennui finissant par l’emporter, on tente de rester éveillé en listant les clins d’œil faits aux vrais films de science-fiction et d’aventures. « Star Wars », « Indiana Jones », « E. T. », « Rencontre du troisième type », « X-Files », « Predator », « Men in Black »… On a même droit à une visite guidée du Comic Con (le geek qui sommeille en nous en aurait presque des palpitations sauf que c’est une reproduction donc c’est tout de suite moins drôle)… Mais tout référencer n’est pas suffisant. Alors on se raccroche à un caméo particulièrement jubilatoire. Non pas celui de Sigourney Weaver complètement prévisible… Mais celui de Jane Lynch. Voir Sue Sylvester (légendaire coach dans la série « Glee ») quitter son jogging pour se glisser dans la peau d’une serveuse plouc dans un bar pourri du Sud des Etats-Unis… ça, c’est drôle.
Sous la houlette d’un réalisateur US, Pegg et Frost perdent tout de leur saveur britannique. Malgré l’évidente sincérité, la sauce anglo-américaine ne prend pas.
Greg Mottola ne cache pas s’être inspiré du cinéma de Steven Spielberg (notamment de « Sugarland Express », « Rencontre du troisième type » et « E. T. »). Mais le jeune cinéaste, surtout connu pour être responsable de « Supergrave », n’arrive pas à la cheville, ni même à l’orteil, de son confrère. Il aurait été préférable que les deux acteurs réembauchent leur compatriote Edgar Wright, réalisateur et troisième main des deux films qui ont fait leur succès. Le plus important étant que Pegg et Frost n’attendront plus 4 ans pour se retrouver. On les reverra dès octobre 2011 dans les rôles respectifs de Dupont et Dupond dans le « Tintin » de… Spielberg. Mieux vaut s’adresser à Dieu qu’à ses saints.


BLACK SWAN ****


Sortie : 9 février 2011
De : Darren Aronofsky
Avec : Natalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel, Winona Ryder, Barbara Hershey, Sebastian Stan…

Danse macabre


1872, Piotr Ilitch Tchaïkovski s’amuse à imaginer pour sa famille, un petit ballet qui s’inspire d’un conte allemand, Le lac de cygnes**. Trois ans plus tard, le compositeur est chargé par le théâtre de Moscou de signer un ballet sur le même thème. Si le succès est au départ modeste, il est aujourd’hui l’un des spectacles les plus joués dans le monde. Toile de fond dans Black Swan, Le lac des cygnes n’est qu’un prétexte pour Darren Aronofsky. Le réalisateur aborde non pas la danse mais la douleur qu’elle engendre. Pieds sanguinolents, chevilles tordus, membres raidis… comme dans The Wrestler où il détaillait un Mickey Rourke tuméfié, il film ici la souffrance des corps au service d’un art.

jeudi 10 février 2011

Franco et Hathaway en promo pour les OSCARS

Les Oscars risquent d'être méchamment drôle cette année. James Franco et Anne Hathaway devraient assurer le spectacle. La cérémonie se déroule le dimanche 27 février.

mardi 1 février 2011

TRON LEGACY *** (en avant-première)

Sortie: 9 février 2011
De: Joseph Kosinski
Avec: Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia Wilde, Beau Garrett, Michael Sheen...

Bridges donne envie de bouffer du code

Sam a 8 ans lorsque son père Kevin Flynn, célèbre concepteur de jeux vidéos, se volatilise. 20 ans après, cherchant toujours à percer le mystère de sa disparition, il se retrouve aspiré dans un monde virtuel où son père est piégé depuis toutes ces années. Avec Quorra, l’apprenti de Kevin, ils tentent ensemble de regagner la réalité.
1982. Les studios Disney produisent Tron. Premier film à utiliser les dernières technologies révolutionnaires de l’époque, l’oeuvre ne rencontrera jamais le succès escompté. Portée par la culture geek pendant des années, elle acquiert toutefois le statut de film culte. Logique donc qu’avec l’arrivée de la 3D, Disney décide de donner une suite aux aventures numériques de Kevin Flynn.
De la réalité en 2 dimensions, on passe à la 3D dans le monde virtuel. Avec Avatar en tête, l’équipe en charge des effets spéciaux place la barre très haut. Barre allègrement franchie. Subtile, la 3D confère à la photographie, une perfection visuelle qui laisse stupéfait. Le personnage de Clu est à ce titre, spectaculaire. Programme crée par Flynn à son image, Jeff Bridges joue les deux rôles. C’est la première fois qu’un acteur donne la réplique à une version rajeunie de lui-même. Le travail effectué est juste prodigieux. On prend pour une fois, un réel plaisir à porter ses lunettes 3D.
Au casting, on découvre Garrett Hedlund (pour rappel, il est Patroclus, le neveu d’Achille dans Troy. Jeune premier à Hollywood, il ne manque pas de talent, mais paraît bien fade aux côtés de Jeff Bridges. L’acteur possède ce charisme débordant. On ne voit que lui. Il est maître à bord. Il aurait fait un merveilleux jedi. Hedlund se rattrapera sans aucun doute avec Country Strong où il fait preuve d’un talent incroyable pour la chanson.
Olivia Wilde apporte, quant à elle, une touche de fraîcheur. La célèbre n°13 est chez elle dans le monde virtuel, mais dévoile une naïveté plutôt attendrissante à l’égard de la réalité.
Dans la veine de Star Wars et Blade Runner, on découvre le monde de Tron à mesure que Sam y pénètre. Confronté à un milieu et des règles qu’il ne connaît pas, il vit quelques aventures qu’un George Lucas ou un Philip K. Dick ne renieraient pas. Un univers que les compositions, tour à tour poétique et électronique de Daft Punk viennent parfaitement parachever.



Le trailer de "Tron" (1982)